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Histoire du Mont St Eloi

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Les communes autour de Mont St Eloi

ACQ :

 

Cette commune de 486 hectares comptait 413 habitants en 1968. Ce charmant village si riche d'histoire, attire de plus en plus de "citadins habitant la campagne" par souci de leur environnement.

L'origine du nom : ASCUM signifie simplement sur la rivière SCARPE. Acq est mentionné la première fois en 862 (juxta ASCUM) au sujet d'un combat que BAUDOUIN 1er, Bras de fer, fondateur du comté de Flandre, avait livré à son suzerain Charles le Chauve. L'histoire est rocambolesque. Baudouin avait enlevé à Senlis, Judith la fille de Charles le Chauve. Vaincu deux fois par son très puissant vassal, Charles voulut bien enfin accorder sa fille qui apporta en dot l'Artois à Baudouin. Le nom de ACQ est encore cité en 1269 à propos d'une exécution judiciare peu banale qui montre bien la complexité des juridictions médiévales. Les gens du comte de Saint-Pol y avaient brûlé la masion d'un criminel (droit d'arcin) et le lendemain ceux du Comte d'Artois, pour ne pas laisser empiéter sur leurs droits, n incendièrent deux autres.

 

Des découvertes archéologiques encourageantes :

Un cultivateur fervent d'archéologie, découvrit dès 1965 au lieudit "la vallée" une tombe à incinération du IIIème siècle. En 1975, il a mis à jour l'entrée d'une villa gallo-romaine du Bas Empire, dans un champ du lieudit "la Franque Pièce".

Autre vestige précieux : une motte féodale dans une pâture, en bordure du chemin départemental 49. Elle a l'aspect d'une colline mais c'est un tertre qui a dû supporter un château fort dont on voit encore les traces des fossés rebouchés. Sur une miniature de 1605, on ne voit plus guère ce manoir.

ACQ aux XVIIème et XVIIIème siècle :

Acq a presque toujours appartenu aux seigneurs d'Ecoivres. En 1670 Alphonse de Moroeuil vendit les terres et seigneuries d'Acq et Ecoivres à Antoine-Guillaume MATHON, écuyer, receveur des Etats d'Artois.

Acq en 1790 :

En 1790, le directoire du Pas de Calais qui exerça jusqu'à la création des préfets par le consulat, les pouvoirs départementaux, pose 60 questions à toutes les communes. La nouvelle municipalité est élue par les citoyens actifs. La population totale est de 270 ahbitants. Sur 90 hommes et garçons de plus de 18 ans, la garde nationale compte 50 inscrits.

 

L'église :

L'église actuelle en voie de restauration a déjà été presque entièrementreconstruite après la première guerre mondiale. On remarquera sur le clocher deux cadrans solaires dont l'un représente la course du soleil. De nombreux graffitis anciens sont gravés sur les murs latéraux de l'église : triangles de maçons, croix, inscription telle que "plantis que fut en l'an 1662 d'arbre". Sous la clef de petite voûte de l'entrée, Saint Géry, patron de la paroisse veille. Le mobilier est digne d'intérêt et de protection : un bénitier en grès de 1608, un tabernacle du XVIIIème siècle, un Saint Géry en bois polychrome du XVIIème, un reliquaire, trois pierres tombales. Mais rien de commun sauf l'orientation, entre l'église actuelle et celle de 1605, avec deux hautes tours découronnées.